Avant-propos

La Fédération Internationale du Diabète est fière de publier cette 5e édition de l'Atlas du diabète de la FID, qui montre une fois de plus que le diabète est une épidémie mondiale. Source de données officielle sur le fardeau du diabète, l'Atlas s'adresse aux professionnels de la santé, aux scientifiques, aux économistes, aux décideurs politiques et aux agences nationales et internationales.

Les données probantes présentées dans les précédentes éditions de l'Atlas du diabète de la FID ont été relayées dans une large mesure par les médias, les pouvoirs publics et des organisations internationales telles que la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation de coopération et de développement économiques et le Forum économique mondiale. Les estimations de la 4e édition ont joué un rôle déterminant en fournissant les données probantes qui ont conduit à l'adoption à l'unanimité de la résolution en faveur de l'organisation de la réunion de haut niveau de l'ONU sur les maladies non transmissibles en septembre 2011. Grâce à ce sommet, les maladies non transmissibles telles que le diabète cesseront de faire l'objet d'une simple note de bas de page sur l'agenda mondial de la santé.

Dans cette édition de l'Atlas du diabète de la FID, le nombre estimé d'adultes vivant avec le diabète a explosé pour atteindre 366 millions, soit 8,3 % de la population adulte mondiale. Ce nombre devrait atteindre 552 millions de personnes d'ici 2030 (9,9 % des adultes), ce qui correspond à la découverte d'environ trois cas de diabète de plus toutes les 10 secondes. Ces estimations dépassent de loin celles présentées dans la 4e édition, en grande partie à cause de nouvelles données disponibles pour la Chine, le Moyen-Orient et l'Afrique.

Les estimations confirment que le diabète continue de frapper de manière disproportionnée les groupes sociaux défavorisés et connaît une hausse particulièrement rapide dans les pays à faible et moyen revenu. Le développement économique et l'urbanisation, qui amènent des changements de style de vie, et l'augmentation de l'espérance de vie sont les principaux éléments moteurs de l'épidémie. Les systèmes de santé de bon nombre de ces pays ne sont actuellement pas armés pour faire face au fardeau croissant du diabète et des maladies non transmissibles.

Malgré ces statistiques de prime abord accablantes, nous avons des solutions pour répondre aux défis du diabète. La FID a réuni un groupe d'experts chargé de développer un plan mondial pour le diabète à l'aide de stratégies reposant sur des données probantes. Les pays pourront utiliser ce plan pour développer leurs systèmes et politiques de santé de façon à contenir l'épidémie et à améliorer la vie des personnes atteintes de diabète. Les pays ont démontré leur volonté politique d'accorder une plus grande priorité aux maladies non transmissibles au travers de la réunion de haut niveau de l'ONU. Nous attendons à présent des gouvernements, des agences internationales et de l'industrie qu'ils concrétisent cet engagement en passant des discours à l'action et travaillent de concert afin de fournir les ressources nécessaires pour faire de ce plan une réalité.

L'information est un outil puissant. Au nom de la FID, je voudrais exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes qui ont consacré leur temps et leur expertise à cette édition, ainsi qu'aux sponsors pour leur généreux soutien.

Nous devons travailler main dans la main pour faire en sorte que les engagements pris lors de la réunion de haut niveau de l'ONU de 2011 se traduisent en action, non seulement pours les millions de personnes qui souffrent actuellement du diabète, mais aussi pour les millions à venir. Les personnes atteintes du diabète et leur famille méritent un avenir meilleur.

 

Professeur Jean Claude Mbanya

Président,

Fédération Internationale du Diabète