Collecte des chiffres

La génération d'estimations mondiales concernant le fardeau du diabète et de l'intolérance au glucose (IG) repose dans une large mesure sur la disponibilité de données tirées d'études et d'enquêtes réalisées dans des communautés du monde entier. Ces données brutes servent de base pour la modélisation d'estimations à l'échelle nationale et internationale.

Examen des sources

Les données utilisées dans cette édition de l'Atlas du diabète de la FID proviennent de diverses sources et notamment de documents revus par des pairs, d'enquêtes de santé nationales et régionales, de communications personnelles fournies par des chercheurs du réseau de la FID et de rapports officiels élaborés par des organisations internationales, telles que les Nations unies ou les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis. Au total, 565 sources de données ont été examinées en vue de générer des estimations du diabète chez les adultes et de l'IG. Sur ce nombre, 170 sources provenant de 110 pays ont été incluses. 88 sources supplémentaires ont par ailleurs été sélectionnées pour dériver les estimations du diabète chez les jeunes.

Des sources aux estimations

Au terme du processus de sélection, les informations recueillies dans les sources de données sont converties dans un format standard à l'aide d'un logiciel de statistiques pour les différents sexes et tranches d'âge. Les estimations relatives au diabète chez les adultes prennent en compte le pourcentage de personnes vivant dans des zones urbaines et corrigent également les chiffres en fonction du nombre escompté de cas non diagnostiqués. Les estimations de la prévalence (%) et de l'incidence sont ensuite utilisées pour déterminer le nombre de personnes atteintes de diabète en utilisant les dernières données démographiques publiées par la division Population de l'ONU pour chaque pays et territoire. La même méthode est utilisée pour générer des estimations pour 2011 et 2030. Les projections tiennent compte des changements de la structure de la population et de l'urbanisation, mais n'incluent pas de manière explicite les changements au niveau de la prévalence des facteurs de risque du diabète.

Pour générer les estimations comparatives, les taux de prévalence du diabète présentés dans l'Atlas sont ajustés en fonction de la population standard actuelle de l'OMS dérivée à l'aide des estimations de la division Population de l'ONU de 1998, de sorte qu'elles correspondent aux publications les plus récentes du projet sur le fardeau mondial de la maladie.

Les estimations comparatives reposent également sur les estimations démographiques les plus récentes publiées par la division Population des Nations unies dans le cadre de la révision 2010 pour 2011 (voir Annexe). Ces estimations démographiques sont également utilisées pour modéliser les estimations nationales et notamment le nombre de personnes atteintes de diabète en 2011.

Deux ensembles de données sont utilisés pour estimer la mortalité due au diabète : les estimations de l'Organisation mondiale de la santé concernant le nombre total de décès dans chaque pays et les estimations régionales publiées du risque relatif qu'a une personne atteinte de diabète de mourir par rapport à celles non atteintes de la condition. Ce risque est ensuite appliqué aux estimations de la mortalité en tenant compte des estimations de la prévalence du diabète.

Enfin, les données sur la mortalité et la prévalence sont utilisées pour estimer les dépenses en soins de santé dues au diabète. Les chiffres concernant les dépenses totales en soins de santé pour chaque pays proviennent de données publiées. Ces chiffres sont ensuite utilisés en combinaison avec des informations sur les ratios de dépenses pour les personnes atteintes de diabète et celles sans, en les ajustant en fonction du nombre de personnes atteintes de diabète dans un pays et de l'augmentation des coûts liés à la mortalité.

Quantité et qualité des données

Plusieurs pays ne disposent pas d'informations sur le diabète. Lorsqu'aucune donnée n'est disponible pour un pays donné, les informations sont tirées de celles d'un pays comparable en termes d'ethnicité, de niveau de revenu et de géographie.

Le manque de données fiables constitue un problème spécifique dans les pays à faible et moyen revenu, mais également dans certains pays à revenu élevé qui ne possèdent pas de données récentes. En outre, la fiabilité des estimations sur la mortalité et des informations sur les dépenses de santé dépend également de la disponibilité de données de qualité.

Les obstacles à l'obtention de données utilisables ne sont pas uniquement liés à la qualité des sources, mais également à la façon dont les informations sont présentées dans ces sources. Ainsi, les données peuvent être présentées séparément par tranche d'âge et par sexe, mais, idéalement, elles devraient être présentées par tranche d'âge pour chaque sexe.

Toutes les estimations présentées dans l'Atlas du diabète de la FID sont fonction de la qualité des données sur lesquelles elles reposent. Des efforts ont été faits pour contacter les chercheurs et valider les chiffres chaque fois que nécessaire. Cependant, les données et la surveillance de maladies telles que le diabète doivent être représentatives et être régulièrement améliorées afin de garantir la fiabilité et la validité des estimations dérivées.