Le diabète à Nauru : le prix de la richesse économique et de l'occidentalisation

Alors que nous pensons comprendre la connexion, les Nauruans connaissent, mieux que personne, le lien entre un changement de style de vie néfaste et l’une de ses conséquences dévastatrices, le diabète de type 2. Située dans le Pacifique central, à 60 km au sud de l’équateur, Nauru est la plus petite république indépendante au monde. Ses 10 000 habitants occupent une île corallienne unique d’à peine 6 km de long sur 4 km de large. La population est constituée à 80 % de Nauruans indigènes d’origine micronésienne, les autres 20 %provenant d’autres îles du Pacifique (principalement Kiribati et Tuvalu), de Chine et d’Australie. L’histoire du diabète à Nauru est étroitement liée au boom, puis à l’effondrement de l’économie et des richesses tirées des mines de phosphate au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Avant l’exploitation du phosphate, les Nauruans avaient un style de vie actif typique des îles du Pacifique et une alimentation pauvre en graisse. Dans les années 1970, Nauru est devenu un pays riche – entraînant un des taux de diabète les plus élevés au monde.


Keywords: 
Nauru, mine de phosphate, maladies chroniques, enquête Nauru-STEPS