Message de Petra Wilson, CEO de la FID

Dans certaines régions du monde, les personnes atteintes de diabète passent à peine cinq heures par an en compagnie d’un professionnel de la santé pour s’entretenir de la manière de prendre en charge et de surveiller leur maladie. Le reste de l’année, c’est à elles de gérer leur diabète et de prendre des décisions en fonction de leur état de santé, et ce, en bénéficiant de peu de soutien. Ces décisions sont souvent fondées sur des connaissances limitées et prises en fonction du coût et des avantages perçus de ces options. Les conséquences de mauvais choix sur la santé peuvent être dramatiques.

La santé mobile, ou m-santé, peut contribuer à améliorer notre manière de dispenser des soins et à responsabiliser les personnes atteintes de diabète quant à la surveillance de leur condition. Je suis donc très heureuse que Brian O’Connor de la European Connected Health Alliance, la principale autorité en matière d’intégration de la m-santé dans les solutions de soins de santé, ait accepté de rédiger le premier article de cette lettre d’information.

Néanmoins, la m-santé est un outil parmi tant d’autres et non une solution à l’épidémie
 

Partie intégrante des objectifs stratégiques et des projets de la FID, la m-santé constitue une opportunité précieuse et passionnante d’aider les personnes atteintes de diabète à prendre de meilleures décisions, à faire des choix éclairés et à gérer leur diabète. La m-santé peut aussi limiter le risque de complications graves et dont le traitement engendre de nombreux frais. Certains pays ont déclaré dépenser plus de 20 milliards de dollars pour traiter les complications. Par ailleurs, la m-santé élargit le champ d’action des professionnels de la santé à des pays dans lesquelles les ressources peuvent être rares.

Néanmoins, la m-santé est un outil parmi tant d’autres et non une solution à l’épidémie. La mise en place de politiques efficaces en matière de diabète et de bien-être demeure une priorité de la FID. Nous devons nous assurer que le diabète conserve une place dans les agendas politiques. Ce trimestre, la FID s’est attachée à donner une grande visibilité au diabète en réagissant aux très médiatisées recommandations de l’OMS à propos du sucre et en appelant les gouvernements à reconnaître la couverture universelle des soins de santé comme un droit de l’homme. Le Parliamentarians for Diabetes Global Network (réseau mondial des parlementaires contre le diabète), qui représente 55 pays, continue de veiller à ce que les parlements du monde entier œuvrent à l’atteinte des objectifs de l’Assemblée mondiale de la Santé.

En apportant la preuve de la nécessité d’un changement de politique et en établissant un cadre propice à celui-ci, les projets de la FID ont connu des développements positifs ce trimestre : de l’augmentation des dons et la multiplication des témoignages dans le cadre du programme Life for a Child en Inde aux nouveaux projets « Pied diabétique » lancés dans trois pays en développement, en passant par une initiative mondiale encourageant les villes à être attentives à la problématique du diabète. La mission de la FID de fournir une bonne prise en charge du diabète sans tenir compte des frontières est plus que jamais prioritaire.

J’espère que vous avez apprécié cette lettre d’information et je serais heureux de recevoir vos commentaires.